22 février 2006

www.cecidit.com

Le blog vient de migrer sur son propre site :
http://www.cecidit.com

rendez vous à cette adresse ;)

Quand la réalité dépasse la fiction.

Le mois dernier, à la fin du journal télévisé, on pouvait voir un reportage traitant du lancement d’une sonde spatiale à destination de Pluton, dans le but de recueillir des informations sur cette planète encore méconnue. Ce qui m’a le plus frappé, c’est cette phrase de la présentatrice, que j’ai également retrouvé ici et là dans d’autres reportages et articles parlant de ce sujet :

« La sonde New Horizons visitera Pluton, la seule planète encore inexplorée du système solaire. »

Phrase prononcée le plus naturellement du monde, comme si c’était la dernière des banalités.

Puis il m’est venue une idée : que penserait un homme du début du 20ème siècle si on le plaçait devant un écran de télévision diffusant cette information ?

A cette époque la conquête aérospatiale en est encore à ses débuts, et se résume à de fragiles coucous tentant péniblement de dépasser les dix ou vingt mètres d’altitude pendant plus d’une minute. Si un visiteur du futur (en l’occurrence, notre présent à nous) venait à cette époque et plaçait cet homme face à cette information, il la prendrait au pied de la lettre. Il se dirait tout simplement qu’en 2006, non seulement l’homme est allé dans l’espace, mais surtout, il a exploré toutes les planètes du système solaire. Il ne lui viendrait pas à l’esprit que ce sont uniquement des sondes qui ont exploré ces planètes. Il s’imaginerait des êtres humains de toutes nationalités, voyageant de planètes en planètes, le plus naturellement du monde, et construisant des stations ici et là, des relais, des hôtels peut-être… La lune ne serait plus que la banlieue de la Terre et serait même devenue complètement has been et démodée (quoi qu’elle l’est déjà actuellement). Les nouvelles destinations à la mode seraient Mars, Jupiter, Neptune… Et il ne resterait plus qu’un petit glaçon du nom de Pluton, à explorer.

Cet homme songerait alors à cette formidable époque qu’est la notre, où la réalité à dépassé la fiction, et il se dirait certainement « Qu’est-ce que j’aimerais vivre à cette époque, ne serait-ce qu’une journée ».

Finalement, cela fait très longtemps que la réalité a dépassé la fiction. Seulement on a tendance à l’oublier parce que la fiction ne cesse d’évoluer en fonction de la réalité...

http://www.nasa.gov/mission_pages/newhorizons/main/index.html


21 février 2006

Citation...

« Les crocodiles vivent cent ans, les roses trois jours. Et pourtant, on offre des roses… »
(Michel Chrestien)

Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut.

De Mitch Albom, Oh Editions.
Le livre commence par la mort du personnage principal, Eddie, un vieil homme de 83 ans, responsable de l’entretient d’une petite fête foraine. Dans l’au-delà, il fera la rencontre des cinq personnes qui ont directement ou indirectement bouleversé sa vie. Au terme de ces rencontres, Eddie se réconciliera avec ses vieux démons et comprendra le sens de son existence…

J’ai beaucoup aimé ce livre car l’auteur a réalisé ici un petit conte moderne, basé sur une histoire simple, l’histoire d’un homme comme les autres, avec ses défauts, ses qualités, ses erreurs, ses bons moments… Bref, un homme qui pour une fois, nous ressemble.
Ce livre offre une réflexion sur le but d’une vie, même la plus anodine. Il nous rappelle que toutes les vies sont entremêlées les unes avec les autres et que tout le monde a une place. En effet, même la plus ordinaire des personnes, par ses actes les plus anodins, peut changer sans le savoir, la vie de beaucoup d’autres. Et réciproquement.

Un livre que je recommande chaudement.

20 février 2006

J’ai envie d’écrire.

C’est ce que je me suis dit quelques secondes avant d’ouvrir mon éditeur de texte et de taper ces lignes. Mais d’abord, pourquoi écrire ? Et bien oui, rien ne vous y oblige, à moins que vous ne soyez écrivain et que cela soit votre gagne pain. Mais c’est une autre histoire. Quand rien ne vous oblige à écrire, alors pourquoi le faire ? Et bien parce qu’écrire, c’est d’abord un plaisir. Le plaisir de coucher sur du papier (ou sur les pixels d’un écran) des idées, des faits, des commentaires… Bref ce qui nous passe par la tête. On pourrait même dire que le simple fait d’écrire suffit. Inutile d’être lu. Mais bon… Tant qu’à faire, autant être lu. Ensuite, ça ne paraît pas comme ça, mais écrire (en l’occurrence ici, sur un blog), c’est très profond. Comment ne pas penser, la larme à l’œil, aux premiers hommes qui ont inventé ce moyen de communication… Comment ne pas se dire que grâce à eux, des milliers d’années après, on couche des mots sur du papier et que ces mots peuvent bouleverser, énerver, interpeller, choquer, inspirer… Et cela, le plus naturellement du monde. Merci à eux.

Aujourd’hui, je crée un blog.

Aujourd’hui, comme hier et avant-hier, il me vient une idée. Toujours la même. En général lorsque j’ai durant plusieurs jours la même idée, c’est que je me destine à la concrétiser.

Cette idée n’a rien d’exceptionnel. Il ne s’agit pas de faire quelques voyages ou d’entreprendre quelques études, ou même de créer quelque chose d’exceptionnel. Il s’agit néanmoins de créer. Oui, créer. Mais quoi ? Telle est la question. Aujourd’hui, j’ai l’idée de faire un blog. Mais je n’ai pas encore trouvé le thème qui allait s’y rapporter. Je n’ai certainement pas envie de faire un blog sur ma vie. Déjà parce que je doute que cela puisse intéresser beaucoup de monde (j’ai tout de même envie d’avoir beaucoup de visiteurs) et ensuite parce que par pudeur, par timidité peut être, ou par humilité, je n’ai aucune envie d’exposer ma vie sur internet. Mais j’ai envie de créer un blog. Pourquoi ? Et bien tout simplement par envie de créer, et ensuite par envie d’écrire, et enfin par envie d’être lu. Créer sur le net, c’est extrêmement gratifiant. J’ai connu ça il y a quelques années en créant un site web. Au début il était très modeste, il se rapprochait plus du site perso à dix visiteurs par jours, que de la « start-up » qui brasse des millions (et fait faillite ou change de propriétaire six mois après).

J’ai donc crée un site il y a quelques années, au printemps 2000 si je me souviens bien. D’abord tout à fait modeste, il s’est amélioré au fil du temps et est devenu un vrai petit site à l’aspect professionnel, bien que tenu par un ado de 15-16 ans.

Tout cela s’est passé il y a quelques années, et maintenant, la fièvre de la création webistique me reprend. Mais j’avoue être un peu tiède pour recommencer un nouveau site. J’ai envie cette fois, de me frotter à un genre qui n’existait pas encore – ou plutôt qui était loin d’être à la mode – à l’époque : je veux bien sur parler… du blog.

Mais d’abord, qu’est ce qu’un blog ? Tout d’abord, c’est un site internet, enfin non, c’est un blog… Mais en gros, c’est un site. Ce serait plutôt le produit final de l’accouplement d’un site internet et de son forum. Ce n’est pas un forum, ce n’est pas un site, c’est… un blog. Un endroit où on lit, où on commente ce qu’on lit. C’est une nouvelle forme d’expression, ouverte à tous, avec toutes les possibilités que cela génère, mais aussi toutes les dérives. Il s’agit donc de faire un blog intéressant, sur un thème original, qui soit susceptible d’être lu, d’être apprécié, sans heurter la sensibilité de qui que ce soit. Vaste affaire…

Un blog serait donc une vitrine. La vitrine de la pensée de son auteur. C’est un peu narcissique après tout. Il faut se dire que ce qu’on va y mettre, qui le plus souvent est très personnel, risque d’intéresser du monde. Beaucoup de monde. Pas seulement tante Jeanne et cousin Julien à qui on a quasiment imposé de visiter le blog, au cours du repas de famille de Noël, entre deux discussions politiques. Non ici, il faut parler de choses qui nous intéressent, mais qui doivent aussi intéresser les autres. C’est en partie pourquoi je me refuse à faire un blog sur ma vie. Encore que, certaines personnes peuvent très bien faire un blog sur leur vie, cela va générer des milliers de visites. Mais comme je ne suis ni un chanteur reconnu (en dehors de la salle des fêtes) ni un grand homme politique (bien que je fût adjoint au délégué de classe en 2nde), je m’abstiendrai d’aller dans cette voie.

Voilà, l’idée est là, il ne reste plus qu’à l’alimenter. L’idée c’est le blog, l’aliment, c’est ce que je vais y mettre. Il ne reste plus qu’à savoir ce que mange mon blog.